Cet essai traite de l’attitude des Eglises protestantes du canton de Vaud entre 1939 et 1945 à l’égard des victimes de la Guerre. A la suite de l’affaire des fonds en déshérence qui révéla un aspect peu glorieux de l’attitude de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Eglise réformée vaudoise décidait de faire la lumière sur son propre comportement d’alors afin d’en tirer les enseignements nécessaires pour aujourd’hui.
L’auteur montre que sans l’engagement courageux de certains pasteurs, les autorités des deux Eglises protestantes du canton de Vaud ne se seraient certainement pas intéressées aux réfugiés arrivant dans le canton. Or, en 1942 déjà, un pasteur de Leysin écrivait : « L’Eglise ne peut se taire sans perdre de son autorité. »