Violences et rivalités destructrices font partie du quotidien contemporain. Pourtant, jamais les savoirs n’ont été aussi développés et diffusés que dans les sociétés modernes | jamais on a tant expliqué, tant parlé. Existe-t-il un lien entre ces deux phénomènes apparemment contradictoires ?
Oui, répond l’auteur. Car pour mettre au point ces savoirs, la recherche a relégué dans l’ombre de larges pans de la réalité. Elle a oublié que la pensée et la parole n’étaient porteuses de paix que si elles acceptaient de se faire l’écho de l’expérience première constituée par le face à face respectueux d’autrui. Quand l’intelligence ne sait plus qu’autrui a droit à des égards, elle cesse d’être au service de la vie. Et la logique devient celle de la guerre.
Sources est heureux deprésenter le nouvel ouvrage d’un auteur (…) qui nous emmène philosopher sur les mots, le langage et les idées pour repérer les sources de la violence à l’œuvre dans le monde aujourd’hui, en même temps que pour en retrouver les remèdes.
Sources, mars-avril 2006
Mots qui tuent, mots qui sauvent est un livre stimulant, donnant à penser ce qui peut nous sauver de cette logique destructrice. Le lecteur découvrira au fil des pages combien il est donné de parler vraiment lorsque la parole est précédée d’une écoute de l’Autre. Ces mots qui sauvent n’ont pas de prix dans un système lisse et cohérent qui, s’auto-justifiant, ne mord plus sur le réel. Ils ont la saveur de la vie.
Choisir, avril 2006
Dans cet ouvrage, l’auteur approche le phénomène sociétal qu’est la violence sous l’angle de la philosophie. Il expose son propos mélangeant avec bonheur réalité de terrain et citations de philosophes, dont bien sûr Lévinas, et de poètes, tel Charles Péguy.
Infos-IA 17, #16, janvier-février 2006
En conclusion, Yvan Mudry, élève d’Emmanuel Lévinas, invite à s’inspirer de nos expériences personnelles pour se rappeler que nous sommes toujours en relation aux autres, à l’autre, ce qui suppose une situation de paix.
Dimanche Express, 26 février 2006