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Love me

Turkménistan

978-2-8309-1330-9 , 84 15/09/2008

Ce livre présente 44 photos saisissantes du Turkménistan, placé sous la férule tyrannique de Saparmourad Niazov de 1992 à 2006. En 2006, le photographe genevois Nicolas Righetti a effectué un reportage dans ce pays parmi les plus fermés du monde, à la suite d’une autre enquête effectuée en Corée du Nord dont un précédent livre relate les photos surprenantes (Le dernier paradis, Olizane, 2003). Dans Love Me, l’omniprésence du dictateur Niazov s’étale sur des images commentées par de brefs slogans, la plupart présidentiels : « Je suis le descendant direct de Mahomet et de Gengis Khan. » « Le peuple me respecte tellement que je ne puis dormir. »

Comme l’écrit l’ethnologue Jacques Hainard dans la préface, « ce qui nous est donné à voir ici, c’est un Turkménistan saturé par l’image de son tyran. La couche de vernis supplémentaire posée par la photographie sur cette véritable logorrhée iconique révèle une mythologie criarde, qui sombre volontiers dans le kitsch. »

Couronné en 2007 par un World Press Photo, la plus prestigieuse distinction en photojournalisme, le travail de Nicolas Righetti sur le Turkménistan s’expose dans ce livre ambitieux qui brocarde implacablement tout culte de la personnalité.

Nicolas Righetti poursuit son travail sur le thème de la dictature avec Love Me.(…) Presque toutes ses photos montrent des représentations de Niazov. Il y a presque un côté comique…
Paris Match (éd. Suisse), #3105, 20 novembre 2008

Nicolas Righetti est en passe de devenir un véritable spécialiste des dictatures les plus surréalistes de la planète.(…) Il brosse le tableau d’un pays hors de la normalité qui prêterait à sourire s’il n’exprimait le désarroi d’une population otage d’un véritable tyran paranoïaque et déconnecté de la réalité.
GHI, 12 novembre 2008

La série « Love me » de Nicolas Righetti a figé l’omniprésente figure du président et « père de tous les Turkmènes » qui s’affiche jusque sur les paquets de spaghettis.
www.laphotographie.ch, novembre 2008

Le photographe utilise le format carré de son appareil moyen format pour renforcer cette réalité (en)cadrée à l’extrême. Il pousse ses couleurs, déjà étincelantes au soleil du Turkménistan, prenant à la lettre le constat de la guide qui ne le lâche pas d’une semelle: « Le culte de la personnalité est une forme d’art ».
Le Temps, 15 octobre 2008

Les univers qu’il met en scène sont traités comme des parcs d’attraction où chaque détail est réglé au millimètre, où tout est codifié jusqu’à l’absurde. Il nous transporte dans des mondes dont la perfection n’est que de carton-pâte (doré dans ce cas). (…) Nicolas Righetti n’hésite pas à poser un regard engagé sur le monde qui nous entoure, jouant de la belle image pour dénoncer la laideur de la réalité.
Fémina, 12 octobre 2008

Il aurait pu s’appeler le roi Ubu, mais il s’appelait Nyazov et il était le président à vie (du moins jusqu’à sa mort en 2006) du Turkménistan. Nicolas Righetti raconte, dans un livre aux images sobres et saisissantes, ce dictateur d’un autre temps… qui est toujours le nôtre.
L’Illustré, 8 octobre 2008

Les clichés du photographe de l’agence Rezo, agrémentés de citations du président turkmène, résonnent comme un témoignage de l’absurdité du culte de la personnalité de chefs d’états mégalomanes.
20 Minutes (Suisse), 7 octobre 2008

Baroudeur à l’objectif audacieux, le Genevois présente de saisissantes images du Turkménistan sous la coupe du dictateur Niazov. Des clichés agrémentés de slogans de propagande incroyables, comme autant de réquisitoires contre la folie d’un culte de la personnalité.
Migros Magazine, 6 octobre 2008

Le photographe Nicolas Righetti livre en quarante images sa vision pop, esthétique et décalée d’une contrée éloignée.
L’Express / L’Impartial , 4 octobre 2008

Nicolas Righetti signe un passionnant reportage qui souligne l’absurde et le mauvais goût d’une telle divinisation.
Profil Femme, 3 octobre 2008

Les images sont saturées, kitsch, irradiées.(…) On ne photographie pas impunément l’environnement quotidient d’un émule de Big Brother.
24 Heures, 26 septembre 2008

Les photos, très colorées, dégagent une impression de grandiloquence virant à la décadence. Elles provoquent un étrange malaise, une angoisse subtile et insidieuse.(…) « Revenez quand mon pays sera normal », chuchote son chauffeur à Nicolas Righetti, sur le tarmac de l’aéroport. On respire: on peut rester lucide malgré le délire d’un dictateur d’opérette.
La Liberté, 24 septembre 2008

Un livre carré, confortable au toucher, dont le graphisme intérieur mariant l’or et le noir met en valeur des vues irradiant de couleur. Ce très beau travail photographique témoigne des dérives du pouvoir dictatorial de Saparmourad Niazov, l’image étant complétée par des citations recueillies par Righetti auprès de ses guides ou des slogans tirés de ses lectures édifiantes.
La Tribune de Genève, 23 septembre 2008

L'auteur

"Nicolas Righetti, né à Genève en 1967, est photographe et cofondateur de l'agence Lundi13.ch. Il a travaillé pour de nombreux journaux suisses tels que L’Hebdo, Le Temps, SonntagsBlick, et internationaux comme La Repubblica, Newsweek, The New Yorker, The New York Times."